Les promesses d’un nouveau candidat vaccin contre le paludisme

Publié le 31/05/2021
Le Temps

Au total, plus de 100 candidats vaccins ont été testés chez l'homme contre le parasite responsable de la maladie, Plasmodium falciparum.



~ En 2019, la maladie a touché 229 millions de personnes dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. Et causé 409 000 décès, dont 94% en Afrique. Parmi ceux-ci, 270 000 avaient de moins de 5 ans. ~ Et le groupe 3, un vaccin contre la rage.

Après un an de suivi, aucun effet indésirable grave n'a été observé. De plus, 50 des 146 enfants du groupe 1 ont développé un paludisme clinique, et 39 des 146 enfants du groupe 2 – contre 106 des 147 enfants du groupe contrôle.

Ce vaccin, nommé RTS,S/AS01, a été évalué chez 15 000 enfants en bas âge dans sept pays d'Afrique subsaharienne.

~ En quatre ans, chez les enfants de 5 à 17 mois, ce vaccin a évité près de 4 cas sur 10 de paludisme et 3 cas sur 10 de paludisme grave.

~ L'OMS a toutefois demandé une évaluation en conditions de vie réelles, actuellement menée au Ghana, au Kenya et au Malawi.

~ «Il s'agit maintenant d'évaluer son efficacité et sa sûreté sur un plus grand nombre d'enfants, dans un essai dit «de phase III», indique Kristen Kelleher, de l'OMS.

~ Le Burkina Faso, le Mali, le Kenya et la Tanzanie.

~ Elle associe une protéine présente à la surface du parasite à une protéine présente à la surface du virus de l'hépatite B. Premier avantage, ces vaccins vont protéger non seulement contre le paludisme, mais aussi contre l'hépatite B. Dans les deux cas, par ailleurs, c'est la même protéine du parasite qui a été choisie.

~ C'est la clé qui permet à Plasmodium falciparum d'ouvrir la serrure pour entrer dans les cellules du foie humain où, en temps normal, le parasite va se multiplier.

~ «Notre vaccin est très facile à produire à faible coût», souligne Adrian Hill.

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