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Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social : vecteur de promotion des investissements nationaux


Dans la perspective d’accroître la capacité de financement des grands chantiers au Maroc, le royaume s’est doté d’un fonds de financement qui, depuis sa création en 1999, a joué un rôle important dans la réalisation de nombreux projets nationaux. Véritable icône de l’investissement, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social est devenu un soutien fort à tout projet structurant au Maroc. Créé en vertu de la loi n° 36-01, le Fonds Hassan II est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.



Moteur du développement économique, le Fonds Hassan II témoigne de l’engagement de l’Etat en faveur de la mise à niveau du tissu économique national à travers la modernisation de son infrastructure. Cet engagement se traduit par un soutien financier aux divers secteurs économiques, notamment le secteur industriel. En ce sens, le rôle de ce Fonds est doublement bénéfique pour ce secteur dans la mesure où il contribue aussi bien au financement des infrastructures, condition sine qua non à l’implantation des investissements, qu’au financement même des investissements. 

Le Fonds Hassan II est omniprésent dans différents secteurs cibles. Ainsi, depuis sa mise en œuvre effective en 2000, les engagements financiers du Fonds Hassan II, qu’ils soient des subventions, des prêts ou des participations au capital, ont pu atteindre, en 2009, une somme globale de 20,9 milliards de dirhams, c’est-à-dire près de 9% du Budget général du royaume au titre de l’année 2009. Ceci dit, le Fonds Hassan II a participé à la réalisation de plusieurs projets nationaux. On peut citer à cet égard, la construction du siège de l’Institut royal de la culture amazighe, la reconstruction de la ville d’Al-Hoceima suite au séisme de 2004 et le financement de divers programmes relevant de l’Initiative nationale pour le développement humain. Aussi, le fonds Hassan II a-t-il joué un rôle majeur dans la réalisation de tranches importantes du réseau autoroutier national. En effet, ce Fonds a contribué avec une somme de 4,6 milliards de dirhams dans la réalisation de l’autoroute reliant Casablanca à Marrakech et de celle reliant Marrakech à Oujda et Fès à Oujda. Ses apports, répartis sur quatre tranches, ont permis à la Société des autoroutes du Maroc de se doter du capital nécessaire pour la réalisation de ce projet et aussi de convaincre les opérateurs, nationaux et étrangers, d’investir dans ces chantiers. 

Catalyseur d’investissement, le Fonds Hassan II est aussi un actionnaire de référence dans un autre grand projet non moins important que la construction des autoroutes, en l’occurrence le projet portuaire de Tanger Med. En ce sens, l’Agence spéciale Tanger Méditerranée, organe chargé de réaliser ce complexe portuaire, a bénéficié d’un apport financier de plus de 3 milliards de dirhams, soit 50% du montant global nécessaire pour la réalisation de ce projet. 

Il ne fait donc aucun doute que grâce à ce fonds, de nombreux chantiers structurants ont vu le jour et d’ambitieux projets de développement ont été réalisés au Maroc. La diversité des domaines d’intervention du Fonds Hassan II, tout aussi que la pertinence de ses apports financiers, démontrent que la stratégie de développement adoptée au Maroc se veut intégrée et qu’elle cible tous les domaines socioéconomiques sans aucune exclusion. 


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