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Abdessamad Mouhieddine - analyz.ma | 09/02/2022

«L’AUTODETERMINATIONITE », CE MENSONGE DRAPE DU BURNOUS DE LA LEGITIMITE



« Il est des mensonges mortels qui ont la vie si dure qu’une fois démasqués, ils croient qu’ils sont devenus vérités », assurait l’écrivain polonais Stanislaw Jerzy Lec. Il aura fallu ainsi près de 70 longues années pour que le totalitarisme soviétique rende l’âme. Voilà près de 50 ans que le bluff boumediénien de « l’autodétermination du peuple sahraoui » perdure en continuant à intoxiquer des franges entières des opinions à travers le monde. Une « autodéterminationite » qui persiste à se draper d’une fumeuse virginité légitimaire !


Faisons pour la nième fois dans la genèse et l’exégèse à propos de l’inextricable haine anti-marocaine des gouvernants d’Alger.
Ce funeste conflit dit du « Sahara occidental » est né dans la matrice d’un FLN si arrogant, si suffisant, si fier de son hégémonisme au lendemain de la présidence par l’Algérie boumédienienne de l’Assemblée générale de l’ONU (1974). Ce qui l’avait décidé à surfer sur la vague tiers-mondiste et prosoviétique dans l’obscur dessein de dominer l’ensemble de la région.
En ces temps-là, le duo Boumediene/Bouteflika véhiculait dans l’entièreté du tiers-monde et partout ailleurs la fable d’un Maroc dit « homme malade du Maghreb ».
Mais le « malade » s’est partiellement remis de ses vieilleries et ses querelles internes au lendemain de deux attentats sanglants (1971-1972) et d’une série d’insurrections armées tout aussi sanglantes (Moulay Bouazza, 1973). Il décida alors de tenter le rassemblement de toutes ses forces vives autour du parachèvement de son intégrité territoriale. En cela, il réussit si bien que les chimériques rêves d’accession de l’Algérie prosoviétique à la côte atlantique se trouvèrent frontalement compromis.
La Marche verte vint alors couronner l’unanimité nationale marocaine autour d’une cause longtemps défendue par la Monarchie et l’ensemble de l’arc politique, y compris sa gauche longtemps égarée dans le jusqu’au-boutisme idéologique.  
Et c’est là que naquit le grossier mensonge du « peuple sahraoui » et sa prétendue aspiration à l’autodétermination.
D’ailleurs, au-delà du droit légitime du Maroc de remembrer les portions de son territoire spoliées par les puissances coloniales, pourquoi voudriez-vous qu’il offrît à une soldatesque algérienne ventrue, boulimique et opulente la criminelle latitude de jeter son Sahara dit occidental, cette « sublime porte » de l’Afrique subsaharienne, dans le non-destin et la déchéance géostratégique ?
Depuis quatre décennies, le Maroc a transformé ces contrées désertiques en un lieu de vie rayonnant de vivacité où s’est effectué l’un des plus vastes et des plus paisibles brassages ethnoculturels de l’histoire moderne. Ce n’est point l’autodétermination du fantomatique « peuple sahraoui » qu’il faut rechercher, mais celle, plus vertueuse, du Grand Maghreb qui attend depuis si longtemps d’être installé dans les esprits et sur les cartes des états-majors ! Parler de la création d’un Etat microscopique au sud du Maroc est juste une cauchemardesque plaisanterie, qui plus est à l’heure où nombre d’Etats-nations (Libye, Yémen, Irak, Syrie…etc.) sont en voie de décomposition !
Les quarterons successifs de généraux algériens qui, naguère, portèrent Ben Bella au Palais El Mouradia sur un tank, disaient le Maroc aisément vassalisable sous la houlette d’une Algérie boumedienienne, alors championne du tiers-mondisme et de « l’industrie industrialisante ».
Mais l’histoire a décrété la fin de l’ère idéologique Est vs Ouest au bénéfice d’une ère unijambiste où trône le Marché-Dieu et la financiarisation des économies.
A elle seule, la pénétration fulgurante de l’Afrique subsaharienne par les mastodontes entrepreneuriaux marocains renseigne sur le nouvel ordre maghrébin dorénavant piloté par un Maroc qui s’assume peu à peu en tant que tel. Quoique toujours tourmenté par ses équations institutionnelles et sociétales à moult inconnues.
Comment ne pas saluer dès lors ce saut majeur accompli par Mohammed VI en direction de l’Afrique ? Comment ne pas reconnaître au souverain son étonnante capacité à mobiliser les capitaux golfiens et internationaux, aux côtés du capital national, au service de cette ambition continentale qui terrifie tant l’Afrique du sud, l’Algérie officielle, le substratum politique franquisto-gauchiste espagnol, le patronat allemand et même les vieux cercles parisiens de la « Françafrique » ?
Voyez-vous, je refuse le manichéisme qui tient mordicus à qualifier TOTALEMENT, UNIVERSELLEMENT et NECESSAIREMENT, de BON ou de MAUVAIS tel ou tel régime, tel ou tel dirigeant. J’ai la prétention de privilégier le discernement. Mais, cela m’empêche-t-il de reconnaître que le souverain marocain a fait les bons choix dans les quatre domaines stratégiques que voici :
a) Les grands projets structurants qui ont changé et changent considérablement le visage du pays : ports, aéroports, autoroutes, ferroviaire, transport urbain, requalification urbaine…
b) L’ouverture vers l’Afrique, là où le sort de l’humanité se décidera en ce XXIème siècle ;
c) La rationalisation du champ religieux face aux assauts des forces obscurantistes ;
d) La promotion avec un volontarisme inédit d’une grande politique énergétique innovante, privilégiant une approche écologique universellement reconnue et saluée.
Bien entendu, dans les interstices des pouvoirs et au cœur de notre kafkaïenne administration, les résistances à la construction de l’Etat de droit n’ont jamais faibli. Le mépris des libertés individuelles et publiques, les offenses contre les journalistes scrupuleux et les acteurs de la société civile, les incestueuses collusions entre les deniers publics et le capital privé, la prédominance du népotisme de types clanique ou mafieux constituent encore des turpitudes à déraciner et continuent à susciter mon indignation.
Mais ce chantier-là, si colossal qu’il peut être, notamment par les forces obstructives qui retardent son parachèvement, n’a jamais dévié les Marocains, riches et pauvres, de quelque obédience qu’ils puissent être, de la ligne quasi-sacerdotale consistant à tenir mordicus à la cause (con)sacrée de l’intégrité territoriale du Royaume.
Il en sera de même au bout des prochaines cinquante années et au-delà ! Que la clique gouvernante à Alger se le dise !
 
Source : http://analyz.ma/lautodeterminationite-ce-mensonge...





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